Vision et mission
L'Association Belge du Commerce de Jardinage défend les intérêts professionnels des commerces qui vendent des plantes vivantes, ainsi que des entreprises qui les approvisionnent.
Notre mission
Nous y parvenons en négociant avec les autorités fédérales et régionales, en formant et en informant nos membres, en promouvant le secteur auprès du grand public, et en mettant les entrepreneurs en contact les uns avec les autres. Concrètement, cela se traduit par cinq missions :
Négocier
Nous sommes présents à la table des autorités fédérales et régionales, ainsi qu'au Conseil supérieur des Indépendants et des PME, chaque fois qu'une réglementation touchant le commerce de jardinage est en discussion.
Former et informer
Des journées de formation continue sur la licence phyto aux webinaires sur les modifications de conventions collectives : nous veillons à ce que nos membres sachent ce qui change avant que cela change.
Promouvoir
Grâce à notre adhésion à VLAM et à des campagnes communes, nous œuvrons pour la visibilité des plantes, du jardinage et de la verdure auprès du consommateur belge.
Connecter
Lors de nos réunions, voyages d'étude et moments de réseautage, les gérants se rencontrent. Celui qui rencontre un problème inédit y trouve généralement un collègue qui l'a déjà résolu.
Représenter, aussi à l'international
En tant que membre de l'IGCA, nous restons en contact avec la façon dont les jardineries s'organisent ailleurs, et nous y apportons le point de vue belge.
Notre vision
Nous croyons que la jardinerie spécialisée a un avenir, mais pas sans effort.
Le secteur est sous pression. Les extrêmes climatiques rendent le chiffre d'affaires plus imprévisible que jamais : un printemps pluvieux peut coûter toute une saison. La réglementation relative à la protection des cultures et à l'eau se durcit, à juste titre, mais sa transposition fait souvent peser la charge sur le maillon le plus petit. Les acteurs en ligne et les grandes surfaces de bricolage grignotent l'assortiment. Trouver du personnel qualifié devient plus difficile. Et à cela s'ajoute l'obstacle le plus tenace : une grande partie de nos membres se trouve sur un terrain qui, sur le plan de l'aménagement du territoire, n'a jamais été destiné à leur activité, avec toute l'insécurité juridique que cela implique.
En même temps, la demande de verdure n'a jamais été aussi forte. Les villes se végétalisent, les jardins sont aménagés pour résister au climat, et les personnes qui ont commencé à jardiner pendant les années covid ont continué. Le consommateur qui sait ce qu'il veut, mais pas comment s'y prendre, a besoin de conseils — et c'est précisément ce qu'une jardinerie avec un savoir-faire offre, et qu'une boutique en ligne n'offre pas.
Notre point de départ n'est donc pas défensif. Nous voulons que le commerce de jardinage obtienne les bonnes conditions-cadres pour répondre à cette demande : la sécurité juridique concernant l'implantation, des règles applicables en matière de protection des cultures, et un secteur qui se rend visible lui-même au lieu d'attendre que quelqu'un d'autre le fasse.
Nos priorités
C'est le dossier le plus lourd de l'association, et le plus sous-estimé.
Les jardineries se sont développées ces dernières décennies sur des sites qui n'étaient jamais destinés à cette activité sur le plan de l'aménagement du territoire — souvent parce que l'entreprise était issue d'une pépinière en zone agricole. Ce qui a commencé comme une vente en bordure de champ est devenu un magasin, et ce magasin est devenu une jardinerie. L'affectation au plan de secteur n'a pas suivi.
Il en résulte une insécurité juridique. Un investissement dans une nouvelle serre, un parking ou même une toiture devient un dossier de permis à l'issue incertaine. Les banques deviennent prudentes. Les reprises et la succession familiale s'enlisent. Et en cas de vente, l'entreprise s'avère valoir moins que son chiffre d'affaires ne le laisse penser.
Au sein de BTV, le groupe d'intérêt des demandeurs d'espace problématiques travaille à une solution structurelle. Notre position est claire : nous ne demandons pas un laissez-passer pour de nouvelles implantations en espace ouvert. Nous demandons que les centres existants, développés historiquement, obtiennent des possibilités maximales de développement et de croissance sur le site où ils se trouvent depuis des décennies, avec un cadre juridique cohérent plutôt qu'un traitement dossier par dossier.
