Attention : Thrips jaune du théier (Message de l'AFSCA)
Les producteurs ou négociants qui détectent des signes de la présence de Scirtothrips dorsalis sont priés de prendre immédiatement contact avec l'UPC de leur localité dans le…

Les producteurs ou commerçants qui détectent des signes de la présence de Scirtothrips dorsalis sont priés de prendre immédiatement contact avec l'UCL de leur localité dans le cadre de l'obligation de notification.
Le 6 novembre 2025, l'AFSCA a été informée par une notification des Pays-Bas via le réseau iRASFF (Rapid Alert System for Food and Feed) que, lors d'une inspection à l'exportation, la présence de Scirtothrips dorsalis avait été confirmée sur des plants de Laurus nobilis en provenance de Belgique. Les inspections réalisées chez le producteur belge concerné (Flandre-Orientale) et les analyses du 20 novembre 2025 ont confirmé la présence de plusieurs larves de Scirtothrips dorsalis sur des plants de laurier dans un champ de conteneurs du site de production. Cet opérateur dispose de sa propre multiplication de plants de laurier (ses propres plants mères) qu'il vend (directement ou indirectement) à des professionnels belges et étrangers.
Scirtothrips dorsalis, également connu sous le nom de thrips du chili ou thrips jaune du thé, est un organisme de quarantaine de l'UE, ce qui signifie que l'insecte doit être éradiqué dès qu'il est identifié. L'AFSCA a donc immédiatement imposé des mesures à l'entreprise concernée afin de prévenir le risque de propagation de l'insecte : actuellement, toutes les plantes sont bloquées et leur commercialisation est interdite. Afin de déterminer l'origine et l'ampleur de la contamination, une enquête de traçabilité ainsi que le prélèvement d'échantillons supplémentaires sont actuellement en cours au sein de l'entreprise elle-même et dans les exploitations voisines. En fonction des résultats, des mesures appropriées seront imposées à l'entreprise (et, le cas échéant, aux exploitations voisines), telles que la destruction des plantes contaminées. L'AFSCA est en contact étroit avec le Laboratoire National de Référence ILVO et continuera à informer le secteur de cette découverte, des résultats de l'enquête plus approfondie et des mesures imposées.
Scirtothrips dorsalis est un insecte très petit, difficile à voir à l'œil nu (1 mm de long). Son corps est jaune avec des marques sombres sur la partie supérieure de l'abdomen. La détection se fait principalement par l'observation des symptômes sur les plantes et leur analyse en laboratoire. Il s'agit d'un organisme fortement polyphage qui se nourrit d'une grande variété de cultures, notamment des plantes ornementales, des légumes et des fruits. Comme les œufs sont déposés dans les tissus les plus jeunes des plantes, ils sont assez difficiles à détecter et bien protégés des facteurs environnementaux. Les insectes adultes et les larves qui se nourrissent causent des dommages considérables aux tissus végétaux en développement, entraînant des déformations, des décolorations et une perte de qualité des plantes, des fruits et des fleurs. Étant donné que l'espèce ne dispose que d'une mobilité naturelle limitée (quelques mètres en quelques jours), la propagation se fait principalement par le commerce de plantes ou de parties de plantes contaminées dont les feuilles et les fruits sont en croissance active.
Scirtothrips dorsalis est désormais présent sur presque tous les continents, y compris plusieurs pays européens comme l'Espagne et le Portugal, et récemment au Danemark, aux Pays-Bas et en Grèce, où l'éradication est en cours. Sur la base des informations disponibles, il existe une réelle possibilité que l'insecte puisse survivre à nos hivers. À l'heure actuelle, il n'y a donc aucune garantie que les insectes présents dans l'entreprise disparaîtront cet hiver. Nous en serons certains après le suivi qui sera réalisé par l'AFSCA au printemps (inspection visuelle et prélèvement d'échantillons).